Derrida
Scripteur
Mode d'emploi
 
         
           
Lire Derrida, L'Œuvre à venir, suivre sur Facebook Le cinéma en déconstruction, suivre sur Facebook

TABLE des MATIERES :

                            NIVEAUX DE SENS :

Les collectes de l'Orloeuvre
   
     
Kant, l'esthétique                     Kant, l'esthétique
Sources (*) :              
Emmanuel Kant - "Critique de la faculté de juger", Ed : Gallimard (Pléïade, tome 2), 1985, p986, §14

 

Venus et Anchise (Annibal Carrache) -

Les ornements (parerga) et suppléments extérieurs à l'oeuvre n'appartiennent pas à la "belle forme" et portent préjudice à la beauté authentique

   
   
   
                 
                       

Pour l'acquérir, cliquez

sur le livre

 

Selon Kant, l'objet propre du jugement de goût est la forme, c'est-à-dire la représentation tout entière de l'objet (par exemple le dessin, ou bien la composition dans la musique), mais l'attrait des couleurs ou des sons en tant qu'ils sont agréables en eux-mêmes ne doit pas être mis sur le même plan. Kant donne trois exemples de ces suppléments : les cadres des tableaux, les drapés des statues, les colonnades autour des palais. Ils passent pour des beautés, mais à tort, car avec eux la matière de la satisfaction est prise pour sa forme, suscitant un malentendu qui n'est pas sans fond de vérité, mais doit être dissipé. Ces éléments ne font pas partie de la belle forme en elle-même, mais sont des parures qui procurent une émotion. Or le pur jugement de goût est indépendant de l'attrait et de l'émotion, car il est désintéressé.

La primauté de la forme dans la théorie de l'art est contestée par Heidegger dans L'origine de l'oeuvre d'art. Selon lui, la forme n'est pas propre à l'oeuvre, elle est soumise à l'utilité de l'objet produit. Derrida reprend à son compte cet argument et le complète. En soutenant que les ornements (parerga) sont aussi centraux à l'oeuvre que la forme, il prend à revers le point de vue de Kant, y compris l'affirmation selon laquelle le plaisir pris à l'oeuvre d'art devrait être désintéressé. Pourquoi, par exemple, le corps nu serait-il seul digne d'être représenté, et le vêtement ou le voile viendrait-il en plus (La vérité en peinture, p66)? Pourquoi la représentation d'un bâtiment devrait-elle exclure les colonnes qui l'entourent?

 

 

 


Recherche dans les pages indexées d'Idixa par Google
 
   
 
 

 

 

   
 
     
 
                               
Création : Guilgal

 

 
Idixa

Marque déposée

INPI 07 3 547 007

 

Kant
KantEsthetique

EO.UJE

T.parergon

Rang = O
Genre = MR - IB