Derrida
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CinéAnalyse : En renonçant à la possession, au propre                     CinéAnalyse : En renonçant à la possession, au propre
Sources (*) : Le cinéloft du Quai               Le cinéloft du Quai
Aristide Pollano - "La pulvérisation des voix", Ed : Galgal, 2007, Page créée le 22 novembre 2019

 

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[(CinéAnalyse) : En se défaisant de toute possession, de toute propriété et de toute valorisation du propre]

   
   
   
                 
                       

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1973.

- Belle (André Delvaux).

Mathieu Grégoire ne s'y attendait pas. Si on lui avait posé la question, il aurait vigoureusement nié. Mais quand la l'opportunité se présente (un chien écrasé sur une route), il est incapable de résister. Il faut qu'il s'arrête. Derrière ce chien, il découvre une femme qui sans doute est désirable. Mais son principal moteur n'est pas le désir ou l'amour : pour lui, l'appel extérieur est une question de survie, une survie paradoxale qui l'oblige à renoncer à tout ce qu'il a été jusqu'alors. Sa survie dépend de son exapropriation.

1983.

- Zelig (Woody Allen).

Sans contenu, les identités sont factics, interchangeables. C'est l'identité (aporétique) de celui dont l'identité est de ne pas en avoir. On ne pourrait sortir de cette position délétère que par l'accueil ou l'hospitalité d'un autre, si une telle sortie était possible, mais l'aporie est insoluble.

1990.

- Le syndrome asthénique (Kira Mouratova).

Deux personnages renoncent absolument à toute position dans le monde, l'une en l'abandonnant, le repoussant brutalement, et l'autre par un sommeil impromptu, inopportun.

2019.

- Mother, I Am Suffocating. This Is My Last Film About You (Lemohang Jeremiah Mosese).

Plus rien, dans son identité, ne peut renvoyer à ce qui aurait pu être sa patrie.

2020.

- Possessor (Brandon Cronenberg).

Quand on croit prendre possession de l'autre, le parasiter, on n'imagine pas qu'on ouvre une porte pour le chemin inverse, se faire parasiter par l'autre, perdre la possession de soi.

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Tout vivant dépend de l'extérieur, un ensemble de ressources et de conditions de vie qui a, sur lui, pouvoir de vie et de mort. La menace d'expropriation ou d'exapropriation, il la connaît depuis toujours. Il vit avec le risque de perdre tout ce qu'il a, tout ce qui lui est propre, tout ce qu'il est, et même : il est sûr de le perdre, un jour ou l'autre. Quand l'autre s'en empare, ce n'est pas toujours par force ou obligation. Il peut y avoir en lui accueil, résonance ou complicité.

 

 

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Propositions

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Belle (André Delvaux, 1973) - Je dois, pour sur-vivre, me dépouiller de tout ce qui m'appartenait : identité, culture, personnalité, profession, croyances, etc.

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Le syndrome asthénique (Kira Mouratova, 1990) - Affirmer son soi par destruction du propre

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Zelig (Woody Allen, 1983) - L'identité de celui dont l'identité est de ne pas en avoir est aussi une identité, celle qui oblige à vivre dans l'aporie

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Possessor (Brandon Cronenberg, 2020) - Qui parasite l'autre prend le risque d'être parasité par l'autre

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Mother, I Am Suffocating. This Is My Last Film About You (Lemohang Jeremiah Mosese, 2019) - J'ai une patrie, mais ce n'est pas la mienne

 


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