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TABLE des MATIERES : |
NIVEAUX DE SENS : | ||||||||||||||||
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Le cinéma vocalise l'espace | Le cinéma vocalise l'espace |
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| Michel Chion - "La voix au cinéma", Ed : Cahiers du Cinéma, 1982, p142-3 | Le premier film parlant, "Le Chanteur de Jazz" (1927) a pour thème la dissociation voix/corps/identité; il veut faire croire, comme le cinéma parlant, à leur coïncidence impossible |
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Ce film ne comprend qu'une scène parlée, et il n'est chantant que pour un quart environ, demeurant muet pour les trois autres quarts. Le play-back est utilisé quand Al Jolson, chanteur de jazz, est remplacé par un véritable cantor qui entonne le kol nidré à la synagogue (ce procédé qui fait l'aveu que le corps et la voix ne peuvent pas coïncider, même au cinéma). Le sujet du film, c'est l'impossible, car on ne peut être en même temps : - chanteur de jazz et cantor de synagogue, - dans le sacré et dans le profane, - sous la loi du père / dans l'amour de la mère. A la fin du film, on fait comme si (contre toute évidence) Jackie Rabinovitz (interprété par Al Jolson) pouvait en même temps chanter à la synagogue et au théatre. Le "cinéma parlant" commence par un escamotage, un déni : tenter de faire croire à l'unité possible de la voix et du corps, grâce à la coïncidence d'identités multiples. |
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Création
: Qylal |
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Idixa
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