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Derrida, l'éthique                     Derrida, l'éthique
Sources (*) : L'éthique avant l'éthique, c'est "l'éthique même"               L'éthique avant l'éthique, c'est "l'éthique même"
Jacques Derrida - "Altérités, Jacques Derrida et Pierre-Jean Labarrière, avec des études de Francis Guibal et Stanislas Breton", Ed : Osiris, 1986, pp70-72

 

Tete d'un vieillard (Michel Ange, sans date) -

Derrida, singularité(s)

Au-delà du concept courant de l'éthique, il faut s'interroger, depuis une "ultra-éthique" qui pense la singularité irréductible de l'autre, sur son origine, sur l'éthicité de l'éthique

Derrida, singularité(s)
   
   
   
               
                       

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Pourquoi Derrida parle-t-il rarement d'éthique? C'est la question posée par André Jacob. Il y répond en deux temps.

1. Pour Heidegger, la question qui importe est celle de l'être, qui est "plus originaire" que celle de l'éthique. L'éthique est une discipline tard venue dans l'histoire de la philosophie, elle est dérivée, déterminée, chargée d'une histoire dont il faudrait faire la généalogie. Le discours éthique (ou moral) est lié à des formes de responsabilité impliquant le sujet, la conscience, l'ego, la liberté, etc. Jacques Derrida s'intéresse à un autre sens de la responsabilité qui, avant le discours traditionnel de l'éthique, [plus originellement], "commande, prescrit de manière encore plus impérieuse". Il pense donc "dans le style" de Heidegger, mais en s'écartant de lui. Quand Derrida écrit : "faire dépendre la question philosophique, la question sur la philosophie, d'une question éthique, c'est ne pas s'interroger, d'abord, comme on devrait le faire, sur l'origine de l'éthique et sur l'éthicité de l'éthique" (p70), cette formulation est ambiguë, car si l'on s'interroge sur l'éthicité de l'éthique (ce que Heidegger ne fait pas), alors on peut en faire dépendre la question philosophique (ce que fait Lévinas). La difficulté, c'est qu'en procédant ainsi, on ouvre à une ultra-éthique que Derrida approuve, comme il le dit (p74) à laquelle la loi, c'est-à-dire le concept courant de l'éthique, serait subordonnée. On risque de surpasser la loi (p72). C'est impossible, car cela revient à "accorder l'axiomatique à l'autre, à la singularité irréductible de l'autre", et pourtant c'est un devoir, le devoir même. De cette singularité, on ne peut tirer aucune loi générale, aucun calcul - mais c'est justement cet impossible qu'il faut penser.

 

 

2. Sous ce même mot d'éthique, qui n'est ni le discours courant de la morale ni le discours kantien, Lévinas a tenté de penser la discours philosophique. Cette pensée, où l'éthique est toute autre, n'a plus rien à voir avec la philosophie allemande du 19ème siècle. Ce n'est pas un champ déterminé historiquement, c'est plutôt la possibilité cachée, dissimulée, de l'éthicité de l'éthique [que Derrida nommera plus tard, parfois, l'éthique même]. La singularité de la venue de l'autre y excède la loi (les limites traditionnelles, universelles, générales, de l'éthique). Dans cette nouvelle sémantique, qu'on retrouve dans Devant la loi, de Kafka, l'ouverture à l'autre (attente, respect, appel) est irréductible aux conventions usuelles de l'éthique.

 


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