Derrida
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CinéAnalyse : l'autre tournure de la beauté                     CinéAnalyse : l'autre tournure de la beauté
Sources (*) : Le cinéloft du Quai               Le cinéloft du Quai
Iasna Grez - "Puits d'harmonie", Ed : Galgal, 2007, Page créée le 6 juin 2018

 

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Croire en la beauté

[(Cinéloft) : En donnant, à la beauté, une toute autre tournure]

Croire en la beauté
   
   
   
                 
                       

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--- "Un beau film", c'est un jugement qu'on porte couramment, mais l'expression est mystérieuse. Qu'est-ce que la beauté au cinéma? Est-elle comparable à la beauté dans d'autres domaines, par exemple en peinture ou pour l'anatomie des corps? Y aurait-il une esthétique du cinéma? Cette question sans doute classique, nous ne la posons pas en général, mais en particulier, film par film. Choisissons par exemple L'Aurore de F. W. Murnau (1927). Le film est beau par la simplicité de son histoire, la sophistication de la mise en scène, la perfection de l'image photographiée, et aussi par sa fin apaisante. C'est une beauté explicable, sans mystère, une beauté qui fait plaisir. Elle contraste avec l'autre genre de beauté qu'on trouve par exemple dans La reine Margot, de Patrice Chéreau (1994). Ici encore, la maîtrise du metteur en scène impressionne, mais ce n'est pas seulement de cela que vient l'impression de beauté. Une orgie sanglante rouge, excessive, au service d'une cruauté spectaculaire, met en abyme l'autre beauté saisissante, celle de l'actrice (Isabelle Adjani). L'important dans le film est moins ce qu'on voit que ce qu'on ne voit pas : un point commun avec Camille Claudel 1915, de Bruno Dumont (2012). Là encore, la beauté de Juliette Binoche est mise au service d'autre chose, un secret inconnu qui était celui de la vraie Camille. Le film est habité par ce respect, cette distance. Il montre sans montrer, dans la préservation du sans.

 

 

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Propositions

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Au crépuscule du cinéma muet, "L'Aurore" (film de F. W. Murnau, 1927) marque aussi l'apogée de la beauté adhérente en art

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Voyage à Yoshino (Naomi Kawase, 2018) (Vision) - Qu'il est beau ce pharmakon! Qu'elle est belle cette apocalypse!

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Trop rouge le sang des meurtres et celui du viol, trop beau le film sur la violence ("La reine Margot", film de Patrice Chéreau, 1994)

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Dans "Camille Claudel 1915" (film de Bruno Dumont, 2012), rien ne transpire du secret de Camille; c'est ce qui fait la beauté irremplaçable du film, et aussi sa faille

 


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