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TABLE des MATIERES :

                            NIVEAUX DE SENS :

                     
                     
Le sacrifice, il faut l'excéder                     Le sacrifice, il faut l'excéder
Sources (*) : [La] matrice derridienne (ce qui s'en restitue)               [La] matrice derridienne (ce qui s'en restitue)
Pierre Delain - "Après...", Ed : Guilgal, 2017, Page créée le 27 juin 2017

 

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[Le sacrifice animal s'inscrit dans l'économie générale du sacrifice - qu'on ne peut pas abolir, mais qu'il faut excéder]

   
   
   
                 
                       

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1. La structure sacrificielle est omniprésente. Ecrire, nommer, c'est déjà sacrifier. Il y a dans tout acte graphique un sacrifice, comme Derrida le montre à propos du dessin (in Mémoires d'aveugle). Nous ne pouvons pas vivre sans échanger avec des êtres absents (dieux ou puissances naturelles), et le sacrifice est le seul moyen de le faire. Dans les cultures traditionnelles, c'est le sacrifice animal qui est privilégié et organisé méthodiquement par des prêtres spécialisés. C'était le cas dans le Temple de Jérusalem, et les pratiques qui l'ont remplacé après sa destruction jouent sur le même thématique. En priant, j'essaie d'obtenir un résultat en neutralisant ma culpabilité.

 

2. Il est impossible de détruire, d'abolir complètement la structure sacrificielle. Interdire l'abattage, industriel ou pas, ne permettrait pas d'éliminer la structure sacrificielle, mais seulement de la déplacer. Tant qu'on parlera, tant qu'on écrira, tant qu'on aura des pratiques symboliques, il y aura de la destruction de l'unique, du vivant.

 

3. Le regard contemporain sur le sacrifice animal conduit à le rapprocher du meurtre. Mais en privilégiant l'empathie, on néglige une distinction essentielle. S'il y a sacrifice, c'est justement pour qu'on puisse tuer sans culpabilité, sans jugement, sans que la société puisse le considérer comme un meurtre. La distinction entre les deux est d'ordre juridique, pas matériel. De même que tout meurtre n'est pas nécessairement un sacrifice, toute violence à l'égard d'un être sensible n'en fait pas un meurtre. Bien que les critères de cette distinction soient mouvants, toujours contestables, dans une société donnée, ces critères existent. Par exemple : qu'est-ce qu'un être doué de sensibilité? Où commence la sensibilité? Aucune distinction scientifique ne tranchera définitivement la question. C'est le droit qui tranche, selon un compromis toujours provisoire.

 

4. L'aporie, c'est que d'un côté, le sacrifice est inéluctable (il faut bien manger), mais que d'un autre côté, j'en suis responsable. Quel que soit mon raisonnement, la question de la responsabilité se pose. Elle vient toujours en plus, en excès par rapport à ce qui est possible. Que je mange ou non de la viande, je suis responsable de la dimension sacrificielle de l'alimentation carnée.

 

5. Pour que l'aporie ne soit pas une justification facile, il faut excéder la sacrifice. Excès, on ne peut pas donner une signification définitive à ce mot.

 

 

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Propositions

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[Derrida, l'animal]

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[Derrida, le sacrifice]

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[Il faut bien, pour un vivant, apprendre à manger la loi]

 


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