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Komposition (M. Ullman, 1925) -

L'étude apparaît comme une formidable machine à neutraliser la violence biblique

   
   
   
                 
                       

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Pour Dan Arbib, un des sens de l'étude juive est de questionner la violence intrinsèque de Dieu. "Ce sont surtout les prophètes et les talmudistes qui s'y sont confrontés. Les prophètes, en luttant avec et contre Dieu; les talmudistes, en étudiant pour tenter de comprendre la violence biblique, c'est-à-dire de la neutraliser".

Dieu, origine de toute origine, archi-moment de l'Origine, se situe en amont de la conscience morale. Avant toute distinction entre le mal et le bien, avant toute définition préalable du crime, il est nécessaire que le sang coule. Dieu commande impérieusement, inconditionnellement. Il ne commande pas seulement de détruire Amaleq, il commande de combattre des peuples, de mettre à sac des villes entières. Cette violence divine originaire s'impose par-dessus la vie même

Dieu peut commander le bien, et aussi le mal. Ce n'est pas une aberration, mais sa volonté. On ne peut ni accepter, ni refuser, ni estimer cette violence au sein de la vie (seule existence de l'homme), il faut en répondre. Comme Abraham devant Sodome, le prophète interpelle Dieu. Il l'invoque, le défie, le prie, lui demande des comptes. Il doute et prend en charge l'inacceptable. Le talmudiste procède autrement : il décrit, formalise, élabore des concepts, rationalise, interprète. Il contourne l'aporie originaire pour la neutraliser, la conjurer. "Il confère à l'alliance du sang et du divin une dimension de sens" (p46). Le talmudiste n'affronte pas directement le mal, mais tourne autour de lui, le construit et le déconstruit.

Le prophète, comme le talmudiste, ne considère pas Dieu comme un étant. Ce n'est ni une présence, ni un Dieu caché, ni une parole en surplomb, ni un être suprême. C'est un Dieu qui "advient au discours par le discours même" (p47). Dans un cas comme dans l'autre, la pensée juive n'est jamais entrée dans la métaphysique.

 

 

Juste après cette phrase qui est une citation, "L'étude apparaît comme une formidable machine à neutraliser la violence biblique", Dan Arbib renvoie à la note suivante : "Exemplaires sont sur ce point les commentaires sur la ligature d'Isaac; sur ce point et sur le débat Derrida/Levinas, cf. notre Lucidité de l'éthique (Hermann, 2014), Chap. VI".

 


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