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Cinéloft : en laissant les dettes insoldées                     Cinéloft : en laissant les dettes insoldées
Sources (*) : Le cinéloft du Quai               Le cinéloft du Quai
Alexandra Darcansse - "Du limon de nos oeuvres", Ed : Galgal, 2007, Page créée le 13 décembre 2016

[(Cinéloft) : En laissant les dettes insoldées]

   
   
   
                 
                       

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--- Pourquoi y a-t-il tant de meurtres au cinéma? Tant de violences, d'actions brutales, de chocs, de traumatismes? Pourquoi y en a-t-il infiniment plus que dans la vie courante? Il faut bien sûr susciter l'intérêt, entretenir la curiosité du spectateur, son plaisir, son cynisme ou son sadisme. Il faut fabriquer de toutes pièces le point de départ d'une énigme autour de laquelle plus d'une chaîne de conséquences pourra s'inscrire, s'accrocher. Une des apories de la matière filmique, c'est que le récit est nécessairement limité - par sa longueur, son amplitude, son champ, etc. - tandis que la chaîne est virtuellement illimitée. Une fois créée, la tension doit être entretenue dans le film et surtout au-delà : que le spectateur s'en souvienne, qu'il en parle, que la chaîne se prolonge en lui, qu'il ne soit plus capable d'en garder le contrôle. Quand le film génère une dette sans donner les moyens de la solder, il a un avenir. Il suffit, par exemple, qu'on ne trouve pas le coupable, comme dans Memories of Murder (Bong Joon-ho, 2003), que le coupable ne paie pas pour ses fautes, mais pour celles d'un autre, comme dans Shozukai (Kiyoshi Kurosawa, 2012), qu'un personnage soit complice, et coupable, d'un meurtre qu'il n'a pas commis, comme dans Chronique d'un Amour (Antonioni), etc. - dans ces cas et beaucoup d'autres, une certaine ouverture de l'avenir est préservée.

On trouve une autre façon de laisser la dette insoldée dans Le secret de la chambre noire (Kiyoshi Kurosawa, 2016). Tous les personnages meurent - sauf peut-être Jean, qui disparaît dans la nuit. Le film alors s'immobilise, comme photographie.

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Propositions

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Memories of Murder (Bong Joon-ho, 2003) : "Trouver le coupable, c'est impossible, mais ne pas trouver de coupable, c'est intenable, insupportable"

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On ne paie jamais pour ses propres fautes, mais pour celles d'un autre (Shozukai, film de Kiyoshi Kurosawa, 2012)

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Le secret de la chambre noire (Kiyoshi Kurosawa, 2016) - En photographiant ceux qu'on aime, on les tue, et ce meurtre déclenche une cascade de culpabilité, de folie et de mort

 


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