Derrida
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CinéAnalyse : en suppléant à la violence                     CinéAnalyse : en suppléant à la violence
Sources (*) : Le cinéloft du Quai               Le cinéloft du Quai
Tjara Omshak - "Art = sexe, sang et mort", Ed : Galgal, 2007, Page créée le 6 juillet 2007

 

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[(CinéAnalyse) : En déplaçant, ailleurs dans la représentation, la violence ou la cruauté]

   
   
   
                 
                       

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1964 :

- Six femmes pour l'assassin (Mario Bava).

1986.

- Manhunter (Michael Mann).

1991.

- S'en Fout la Mort (Claire Denis).

Il aura fallu que Jocelyn expérimente le principe de ruine qui gouverne la violence, l'excès de cruauté, il aura fallu qu'il connaisse en son corps l'impossibilité de le transgresser, pour que soit lancé un appel, au-delà de sa vie, à une autre régulation de la violence.

1994.

- Délits flagrants (Raymond Depardon).

- La reine Margot (Patrice Chéreau).

2018.

- Capharnaüm (Nadine Labaki).

On ne peut pas combattre directement la violence familiale, on ne le peut qu'indirectement, de manière oblique, comme Zain, qui demande que ses parents soient condamnés, par la loi, pour manque d'amour. Faire un procès à ses parents en leur reprochant de lui avoir donné la vie, ce n'est pas une possibilité juridique, c'est l'affirmation que seule l'exigence de l'impossible peut changer les choses.

2019.

- Papicha (Mounia Meddour).

On ne peut répondre à la pulsion de mort que par la pure gratuité, inconditionnelle et sans raison.

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Le cinéma, aujourd'hui, est le lieu privilégié de la représentation de la violence. On la trouve aussi, bien sûr, abondamment, sur Internet ou ailleurs, par exemple à la télévision et dans les médias, mais le cinéma occupe une position tout à fait unique, privilégiée, car il a le droit de la montrer comme telle. C'est son droit peu contesté, sous peine de censure, et aussi son pouvoir, ce qui attire le public dans les salles. Que fait-il ? S'agit-il d'une catharsis, d'une décharge des tensions qui, au bout du compte, pourrait avoir un effet positif ? Il y a longtemps qu'on ne croit plus en la dénonciation. Le cinéma ne dénonce pas, il jouit de la violence, et s'il y a quelque part en lui une certaine puissance de transformation, on ne sait pas encore en quoi elle consiste : simple déplacement, substitution ou changement de but, mutation, transmutation ou même, pour employer un vieux mot, sublimation ? Il y a un peu de tout cela. Le droit à montrer s'appuie sur l'ambiguité, la coexistence de ces différents effets.

 

 

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Propositions

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Il y a de la violence dans tout geste de filmer, et de la cruauté dans tout cinéma documentaire ("Délits flagrants", film de Raymond Depardon, 1994)

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Six femmes pour l'assassin (Mario Bava, 1964) - La grande triade de l'art moderne, c'est sexe, sang et mort

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Manhunter (Michael Mann, 1986) (Le sixième sens) - Pour jouir du regard, il faut tuer

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S'en fout la mort (Claire Denis, 1990) - il faut, pour excéder la cruauté, recueillir sa force, la transformer sans rien qui puisse la compenser : ni argent, ni amour, ni gain, ni perte

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Capharnaüm (Nadine Labaki, 2018) - On ne peut répondre à la cruauté, inexplicable et injustifiable, que par un au-delà de la cruauté, tout aussi inexplicable et injustifiable

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Papicha (Mounia Meddour, 2019) - Pour résister aux pulsions de mort, de cruauté, il faut la pure gratuité de l'ornement féminin

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Trop rouge le sang des meurtres, trop politique la douleur du viol, trop beau le film sur la violence ("La reine Margot", film de Patrice Chéreau, 1994)

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La violence politique est pire qu'un viol (La Reine Margot, Patrice Chéreau, 1994)

 


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