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TABLE des MATIERES :

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Le cinéma : ce qui ne peut s'en dire                     Le cinéma : ce qui ne peut s'en dire
Sources (*) : Comment ne pas montrer ? (manèges du cinémonde)               Comment ne pas montrer ? (manèges du cinémonde)
Pierre Delain - "Le cinéma sans condition", Ed : Guilgal, 2018, Page créée le 4 juillet 2019

 

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[Le cinéma : ce qui ne peut s'en dire]

   
   
   
                 
                       

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1. Ce qui ne peut s'en dire, chez Derrida.

Si certains auteurs, qui ont beaucoup écrit sur la littérature, ont beaucoup moins écrit ou avec hésitation sur le cinéma, c'est peut-être parce que celui-ci était pour eux, d'une façon qui nous est inaccessible, dangereux ou menaçant. Derrida, comme Barthes, voyait beaucoup de films, mais il n'en faisait pas la "matière" de sa pensée théorique. Ce n'était pas pour lui un référent crédible, digne d'être étudié et analysé; et pas non plus un texte, qui aurait pu se lire dans le prolongement direct de ses textes à lui. Il lui est arrivé d'écrire sur le cinéma et aussi de jouer dans des films, mais il n'a presque jamais commenté un film en particulier, alors qu'il lui est arrivé de commenter des peintures, des dessins ou des textes littéraires. Pour interroger cette paralysie, cette abstinence, c'est moins sur ce qu'il a dit du cinéma (je dis bien dit et non pas écrit, car son corpus à ce sujet est essentiellement composé d'entretiens) qu'il faut se focaliser, mais sur ce qui a pu faire défaut aux films pour qu'ils ne puissent accéder au statut d'œuvre ou de texte digne d'être étudié. Comment nommer, dans ces conditions, le travail que j'entreprends? Si je choisissais pour titre Derrida et le cinéma, cela supposerait que le nom et la chose puissent être unis ou seulement rapprochés par une conjonction, ce qui contredit mon point de départ. Je pourrais aussi choisir de placer un blanc à la place du "et", en écrivant par exemple - Derrida les films -, avec un grand écart entre les deux qui attirerait l'attention sur le fait que, s'il a parfois évoqué le cinéma (en général), Derrida a très très peu parlé des films. J'ai préféré marquer dans le titre ce qui ne se disait pas. Le questionnement n'a presque pas d'objet, il porte sur un quasi-rien.

 

2. Ce qui ne peut s'en dire, en général.

En tant qu'art, technique, genre, etc., le cinéma est définissable. Mais que dire des films ? Que dire de ce gigantesque corpus quasi illimité, cet ensemble impossible à réunir de tous les films qui ont existé, existent ou pourraient exister, ceux dont on parle et ceux dont on n'a jamais rien dit, ceux qu'on peut encore voir et ceux qui ont été perdus, oubliés, brûlés ou égarés, etc. Cet ensemble, on ne peut rien en dire, on ne peut parler que d'un film particulier, singulier, et encore, on manquera toujours quelque chose. Il y a toujours trop de choses dans un film par rapport à ce qu'on peut en dire. Un film est comme un contexte, une situation, il n'est jamais entièrement descriptible. Même le film le plus simple, le plus pauvre en images, en personnages ou en récits, même le film le plus vide, le plus basique, échappe à la description.

 

3. Ce qui ne peut s'en dire qu'en marchant.

Il y a dans les films une dimension qu'on ne peut pas dire directement, mais qui ne peut se dire que par un pas supplémentaire, qu'en allant au-delà. Il faut que je regarde ces films, que je les interprète, que je les traverse, que je les vive moi-même, pour que cette dimension prenne consistance.

 

 

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Propositions

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[Littérature et cinéma : ces films que Jacques Derrida aura laissés à d'autres]

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[Le secret du secret, dont des traces gisaient dans la littérature, a migré vers le cinéma]

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[Dans les films, l'autobiographie invite aux otobiographies - voire plus]

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[Les "pas au-delà" de la:vie:la:mort, à l'épreuve des films]

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Il aura fallu qu'il joue lui-même l'Acteur, dans un film d'apprentissage, pour que Derrida écrive sur la singularité d'un film

 


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