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Cinéloft : En se sacrifiant pour le politique                     Cinéloft : En se sacrifiant pour le politique
Sources (*) : Le Cinéloft du Quai               Le Cinéloft du Quai
Aristide Pollano - "La pulvérisation des voix", Ed : Galgal, 2007, Page créée le 17 août 2017

[(Cinéloft) : En se sacrifiant pour un but politique]

   
   
   
                 
                       

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--- Quelles que soient ses modalités - de la simple lecture d'un journal au bulletin de vote, de l'adhésion passive au militantisme le plus résolu - l'engagement politique est toujours une sorte de sacrifice. Je n'emploie pas ce mot au sens du dévouement ou du don de soi. Même pour les ambitieux, les arrivistes, ceux qui ne défendent que leur intérêt, l'action politique comme telle, au moment où elle a lieu, suppose une renonciation. Au nom de telle ou telle idée, de tel ou tel rapport de force, je m'éloigne de mes proches, j'oublie ce qui fait ma singularité. Il faut qu'une partie de moi soit abandonnée, écartée, quasiment morte. Stéphane, dans Une vie violente (Thierry de Peretti, 2017), accepte dès le premier jour de mourir pour la cause [il s'agit du nationalisme corse]. Bien qu'il soit encore vivant, une partie de lui se détache. On ne peut pas dire que le don soit gratuit car il en tire certains avantages pratiques (amitiés, pouvoir) ou intellectuels (la confirmation de son idéologie), une ambiguité qu'on retrouve dans tout culte sacrificiel. Il n'a pas besoin de se justifier, le choix est incontestable, il s'impose à lui. Il y a dans tout engagement une obligation, un devoir, une exigence, un noyau de fidélité qui entraîne dans un autre monde. Stéphane renonce à ses études, à sa famille, à sa petite amie. La force qui le pousse n'est pas verbalisable, elle reste inconnue pour lui-même, secrète. Tous les militants subissent ce type de contrainte. Même si leur action politique est localisée, cloisonnée, ils se laissent capturer, emprisonner. Le degré d'engagement peut varier, mais sous l'angle politique, leur horizon ne diffère pas de celui de Stéphane, ou encore des anti-héros de Hatufim (Guideon Raff, 2010-12), ces soldats devenus prisonniers de guerre qui, après leur retour, ont la plus grande difficulté à dire "je".

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Propositions

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"Une vie violente", film de Thierry de Peretti (2017) - ou le militantisme comme tragédie sacrificielle

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"Hatufim" (série israëlienne de Guideon Raff, 2010-2012) - Par sa perte absolue d'identité, la situation du prisonnier de guerre radicalise celle du soldat

 


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