Derrida
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CinéAnalyse : Le "female gaze"                     CinéAnalyse : Le "female gaze"
Sources (*) : Le cinéloft du Quai               Le cinéloft du Quai
Jacaline Glevenors de Courtepierre - "La poursuite du bien", Ed : Galgal, 2007, Page créée le 10 février 2006

 

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[(CinéAnalyse) : En expérimentant le "female gaze"]

   
   
   
                 
                       

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1971.

- Longs Adieux (Kira Mouratova).

2019.

- Dieu existe, son nom est Petrunya (Teonia Struger-Mitevska).

- Papicha (Mounia Meddour).

2021.

- The Lost Daughter (Maggie Gyllenhaal).

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- Jacaline : J'ai vu à Paris, en mars 2017, une exposition à la fois excellente et étrange. C'était aux "Archives nationales", et le titre était "Présumées coupables". Il s'agissait de "restituer la voix des femmes à travers les pièces de procédure". Fascinante, l'exposition montrait le soin extrême mis à consigner une parole féminine que par ailleurs on était incapable d'écouter. Qu'est-ce qui a pu pousser de respectables juristes à archiver ces paroles? Ce qui m'a semblé le plus bizarre, dans cette exposition, c'est le rapprochement de cinq "archétypes" : la sorcière, l'empoisonneuse, l'infanticide, la pétroleuse (Commune de Paris) et la traîtresse (femmes tondues). Le point commun entre ces cinq catégories serait la présomption de culpabilité. On torture la sorcière pour qu'elle avoue, on soupçonne certaines femmes de détourner leur fonction nourricière ou de pauvres filles violées d'avoir voulu tuer leur enfant, on accuse les révolutionnaires ou les collaboratrices de trahison. C'est ce rapprochement, appuyé sur des archives impressionnantes, qui peut étonner. Il éclaire plus sur la pensée de l'époque que sur les archétypes en question, qui tous sont ancrés dans un moment bien particulier de l'histoire. Il s'agit de donner droit à la parole des victimes, en ignorant ce qui fait la singularité historique de chacun de ces archétypes, du 16me au 20ème siècle. Elles ont été accusées à tort dans un contexte où la condition féminine, fortement sexualisée, était une condition aggravante - et cela suffit pour les réunir dans un ensemble. Pourtant Louise Michel n'a jamais été accusée de sorcellerie, et la pauvre fille qu'on oblige à avouer son commerce avec le diable n'a rien à voir avec celle qui aurait eu (sans preuve) une relation avec un occupant allemand.

(Jacaline : Plutôt que pétroleuse, je crois que j'aurais rêvé d'être ensorcelleuse - quoique probablement pas dans le sens où ils l'entendent. Mais je m'aperçois aujourd'hui que ça revient à peu près au même).

 

 

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Propositions

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Papicha (Mounia Meddour, 2019) - Pour résister aux pulsions de mort, de cruauté, il faut la pure gratuité de l'ornement féminin

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Dieu existe, son nom est Petrunya (Teonia Strugar-Mitevska, 2019) (God Exists, Her Name Is Petrunija) - Tragi-comique, scandaleux, inéluctable, l'événement qui fait de Dieu une femme

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The Lost Daughter (Maggie Gyllenhaal, 2021) - S'auto-punir en s'emparant, par un geste de cruauté impardonnable, de la poupée perdue d'une petite fille abandonnée

 


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