Derrida
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Derrida, le pardon                     Derrida, le pardon
Sources (*) : Derrida, la traduction               Derrida, la traduction
Jacques Derrida - "Séminaire 1997-98 "Le parjure et le pardon" Volume 1", Ed : Seuil, 1997, p97

 

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En son essence, le pardon est relève, Aufhebung

   
   
   
               
                       

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Analysant le monologue de Portia sur le pardon dans la pièce de Shakespeare Le marchand de Venise, Jacques Derrida fait remarquer qu'il s'agit de démontrer la supériorité du christianisme par rapport au comportement du juif Shylock. Pardonner est un pouvoir spirituel, supratemporel. Au-dessus de toute autorité, il "trône dans le cœur des rois", et aussi de ceux qui sont sensibles au malheur du coupable. Il faut intérioriser ce qui, selon le stéréotype, reste extérieur aux Juifs : la compassion, qui peut "tempérer" la justice ou plutôt, dit Derrida, l'"élever". Pour traduire la phrase de Portia, qui explique que la miséricorde est dans le cœur des rois "when mercy seasons justice", Derrida propose le mot relève qu'il utilise depuis longtemps pour traduire le mot Aufhebung chez Hegel. "To season", ce n'est pas seulement tempérer (équilibrer), assaisonner (altérer, donner un autre goût), c'est aussi élever, tirer vers le haut, la hauteur. C'est un pas vers l'ascension ou la transcendance de la justice, c'est un remplacement, une négation qui conserve ce qu'elle supprime. Avec le pardon, la justice serait conservée et en même temps dépassée. C'est le geste qui ressemble le plus à un pouvoir divin, où le corps de Dieu est incarné dans le corps du roi.

Jésus relève Marie-Madeleine, la pécheresse, en lui pardonnant, dans La dernière tentation du Christ de Martin Scorcese (1988).

 

 

Mais tandis que la relève chez Hegel est pure transcendance, sublimation, elle est chez Derrida dépassement ou débordement de l'impossible. Dans la scène ci-dessus, Jésus spiritualise l'impossible. Il inaugure le pardon chrétien qui deviendra instrument du pouvoir. Dans sa réécriture de cette séance de séminaire parue en 1998 sous le titre "Qu'est-ce qu'une traduction "relevante"?, Derrida compare le pardon divin, religieux, à un "lieu de traduction pure". Celle-ci serait comparable à une genèse du saint, du sacré. Mais il hésite. Pour pardonner, il faut une personne, un "Qui", mais une divinité ne peut pas se réduire à cela. Cela le conduit vers un autre chemin : un dépassement, un "pas au-delà" qui n'idéalise pas.

 


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