Derrida
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Les collectes de l'Orloeuvre
   
     
                   
Sources (*) :              
Ozzy Gorgo - "L'écranophile", Ed : Guilgal, 1988-2019, Page créée le 31 octobre 2020

 

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Une femme sous influence (John Cassavetes, 1972) - Un film-marge, un film-limite, un film-border-line comme Mabel

   
   
   
                 
                       

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Un film unique, border line. Pour faire famille, il faut que Nick et Mabel vivent tous deux dans une zone intermédiaire, dans le monde et hors monde, quelque part sur une marge ou à l'intérieur d'une marge qu'eux seuls connaissent, et qui par son extériorité ne peut que fasciner aussi bien les amis que les parents (mais il semble que les enfants, en définitive, trouvent ça normal).

Un film limitrophe qui ne travaille pas qu'une limitrophie, mais beaucoup plus : extérieur / intérieur (du sujet, de la famille, du social), normalité / folie, amour / cruauté, fiction / autobiographie cassavetienne, proximité / distanciation, etc.

Bien qu'à la marge, c'est une terrible parodie de la vie normale de l'Américain moyen. Rien de plus central que cette marge, rien de plus propre que cette aliénation, mot qui sert parfois à nommer la folie et qui nomme aussi l'altérité.

Le titre est trompeur, comme le reste, car au fond Mabel n'est pas sous influence, elle est à sa manière schizophrénique puissamment singulière - ce qui n'est pas le cas d'autres personnages de films auxquels elle a pu être comparée, par exemple la Lucy - Louisa - Lucia de I'm thinking of ending things (Charlie Kaufman, 2020), qui n'a même pas de nom. Ce qu'on peut dire de Mabel, au moins, c'est que Mabel, c'est Mabel, et personne d'autre. Elle est sans arrêt dans l'attente de ce que pensent et que disent les autres, mais finalement elle n'en tient aucun compte.

 

 

Nick travaille sur les chantiers. À la suite d'une rupture de canalisation, il téléphone à sa femme, Mabel, pour lui annoncer qu'il ne pourra pas passer la soirée avec elle comme prévu. Mabel qui avait confié les enfants à sa mère, se retrouve seule et désemparée. Elle sort et erre dans les bars, tombe sur un inconnu qu'elle ramène à la maison.

Le lendemain, Nick rentre au foyer accompagné de ses collègues, pour ne pas avoir à affronter Mabel seul. Sa femme improvise un déjeuner avec des spaghettis.

Alors que Mabel cherche le réconfort, elle ne trouve que condescendance et humiliation. Nick ne l'écoute pas et dépense son énergie à faire « comme si de rien n'était ».

 


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zm.Cassavetes.1972

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