Derrida
Scripteur
Mode d'emploi
 
         
           
Lire Derrida, L'Œuvre à venir, suivre sur Facebook Le cinéma en déconstruction, suivre sur Facebook

TABLE des MATIERES :

                            NIVEAUX DE SENS :

Les collectes de l'Orloeuvre
   
     
Sur des films (rémanences)                     Sur des films (rémanences)
Sources (*) : CinéAnalyse : En clôturant le cercle               CinéAnalyse : En clôturant le cercle
Pierre Delain alias Ozzy Gorgo - "L'écranophile", Ed : Guilgal, 1988-2019, Page créée le 17 juillet 2020

 

-

Essai : dette, économie, anéconomie

Fitzcarraldo (Werner Herzog, 1982) - Où l'économique et l'anéconomique se brouillent et se confondent dans la même démesure, la même circularité fantasmagorique

Essai : dette, économie, anéconomie
   
   
   
CinéAnalyse : en exhibant les failles du pouvoir CinéAnalyse : en exhibant les failles du pouvoir
                 
                       

Pour l'acquérir, cliquez

sur le livre

logo

 

Un film fou, délirant, aux limites de ce qu'on peut imaginer, en contraste avec le fond, l'objectif, le but : l'économie. Certes c'est pour construire un opéra, mais Fitzgerald-Fitscarraldo fait travailler les indiens de la manière la plus moderne, le travail industriel. Démesure narcissique de Fitzcarraldo, démesure de son projet, démesure du film. Un film sur la démesure. Le bateau à moteur finit par monter par sa propre force.

Après un accident du travail, il y a une sorte de grève. La grève elle aussi est extrême, sans un mot, silence absolu.

A chaque étape essentielle, ils font chanter Caruso. L'opéra au service du délire industriel.

Mise en abyme du cinéma lui-même, de son projet fou. Identification de Werner Herzog à Fitzcarraldo (après tout, ils font la même chose). A comparer avec le Don Quichotte de Terry Gilliam.

Projet secret des indiens, non révélé. On ne sait jamais ce qu'ils pensent exactement. C'est le secret du film. Pourquoi acceptent-ils de faire ce travail? Ils restent dans le bateau. C'est eux qui manipulent Ftzcarraldo et non pas l'inverse. Mais on ne sait pas pourquoi. Peut-être une cérémonie à la fin de leur civilisation.

Le bateau dérive sur le fleuve (et non pas l'inverse). Ils ont perdu tout contrôle, mais pour les indiens, le passage des rapides, c'est une façon de contrôler les démons. Mais pour Fitzcarraldo, c'est "mon" bateau. Quoiqu'il arrive de ce bateau, ce sera toujours "moi".

Pure exploitation du caoutchouc et des indiens pour accumuler de l'argent, sans autre projet. Au moins Fitzcarraldo a un projet.

Il faut une grande accumulation d'argent pour des projets aussi fous.

Une histoire de pur témoignage 8 minutes avant la fin.

 

 

Les critiques s'intéressent moins au film lui-même qu'aux conditions de sa production. Mais cela pourrait conduire à réfléchir sur la place de l'opéra à l'époque du colonialisme et jusqu'à aujourd'hui : une démesure à l'échelle des ambitions illimitées de la bourgeoisie.

Le fond de l'histoire, c'est que Fitzcarraldo invente cette expédition car il a besoin d'argent pour son projet d'opéra. Il s'agit de s'enrichir pour quelque chose qui est une pure dépense. Il avait prévu de s'arrêter en haut du fleuve pour accumuler du caoutchouc, mais il est entraîné directement vers le bas. Ça va trop vite, et ça saute l'étape enrichissement pour faire apparaître l'inutilité. Il ne peut pas construire le bâtiment opéra, mais il peut fêter son triomphe sur son bateau revenu à son point de départ. La folle ambition de Fitzcarraldo se résoud en une circularité.

Dans cette histoire les indiens sont vraiment méprisés, réduits à de purs instruments - ce dont on avait accusé Werner Herzog dans la vie réelle.

 


Recherche dans les pages indexées d'Idixa par Google
 
   
 
 

 

 

   
 
     
 
                               
Création : Guilgal

 

 
Idixa

Marque déposée

INPI 07 3 547 007

 

Films
CinemaChrono

1982.HE.RZO

CercleCloture

GI.LKD

SacriSacrifice

VC.KDD

CinePouvoir

GE.LEF

zm.Herzog.1982

Rang = YTHerzogFitzcarraldo
Genre = MH - NP