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Sources (*) : Cineloft : une expérience de l'impossible               Cineloft : une expérience de l'impossible
Pierre Delain alias Ozzy Gorgo - "L'écranophile", Ed : Guilgal, 1988-2019, Page créée le 4 octobre 2018

 

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Cinéloft : le deuil impossible

Inception (Christopher Nolan, 2010) - Il faut, pour surmonter sa culpabilité, faire l'expérience de l'impossible

Cinéloft : le deuil impossible
   
   
   
                 
                       

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C'est l'histoire d'un homme (ici Dominic Cobb, joué par Leonardo DiCaprio) capable d'instrumentaliser la culpabilité d'un autre (Robert Fisher Jr), pour suspendre ou atténuer sa propre culpabilité. Cobb est séparé de ses enfants parce qu'on l'accuse de la mort de son épouse (Mal, jouée par Marion Cotillard). Il ne l'a pas tuée, mais il a contribué à sa mort car c'est lui qui l'a rendue capable de se rendre au niveau le plus profond des rêves : les limbes, un lieu où se retrouvent les fantômes qui ne peuvent pas revenir à la réalité. Ce monde lui convenait si bien qu'elle ne voulait plus le quitter. Alors il est allé au plus secret de son inconscient, dans la crypte la plus profonde. Par imprudence et impudence, il y a, par inception (une sorte d'implantation psychique), introduit une idée, ce monde n'est pas la réalité. Il n'avait pas prévu que Mal emporterait avec elle cette inversion, qu'elle la porterait dans le monde. Revenue au réel, elle a continué à penser qu'elle vivait dans un rêve. Pour retrouver l'autre réel, celui où elle pensait situer sa véritable vie, il fallait qu'elle mette en œuvre la règle des mondes du rêve : qu'elle se tue. Mais le vrai-faux suicide s'est mué en une "réalité" encore plus triste. C'est dans le monde des limbes qu'elle a atterri (si l'on peut dire), mais toute seule, définitivement séparée de son mari et de ses enfants.

Le problème de Cobb, c'est que le spectre de Mal ne cesse de revenir dans ses rêves. Elle peut l'importuner, le gêner, le perturber, mais elle peut aussi s'allier avec ses ennemis. De même qu'il a imprudemment implanté, dans son esprit à elle, une idée qui ne la quitte pas, une Mal vengeresse est implantée dans son esprit et ne cesse de le menacer.

Donc Saito, l'entrepreneur japonais, a confié à Cobb la mission de conduire Robert Fisher Jr à décider lui-même de démanteler l'empire industriel qu'il hérite de son père. Il s'agit de prendre appui sur sa culpabilité (il n'a pas été à la hauteur des désirs du père) pour lui faire prendre une décision : repartir à zéro, montrer qu'il a autant de valeur que son père aurait voulu qu'il ait. A la fin, il faut que Robert Fisher Jr soit persuadé qu'il a pris, de lui-même, une décision, alors que la dite décision lui aura été suggérée par d'autres. Pour qu'une décision ait lieu, il ne faut pas qu'elle soit programmée, il faut qu'elle vienne d'un coup, de l'extérieur. C'est ainsi qu'elle arrive à Robert Fisher Jr, comme incalculable.

Cobb n'a qu'un souci : retrouver ses enfants dont il est séparé. Il aura fallu pour cela qu'il pénètre dans l'autre monde, celui des rêves. Le rêve est présenté comme une crypte où l'on peut pénétrer par effraction. La difficulté, c'est qu'entre la crypte de l'autre et la sienne, il peut y avoir des interférences. On pourrait qualifier ces interférences de transfert, car Cobb ne peut pas faire autrement que de mettre en jeu son propre inconscient pour entrer dans celui de Robert Fisher Jr. C'est le contre-transfert, qui est un passage de crypte en crypte. Ceux qui entrent dans le rêve ne sont pas des amateurs. Ce sont des professionnels, des techniciens. Leur travail peut ressembler par certains aspects à une cure analytique. Ils privilégient, chez le patient (Robert Fisher Jr), la dimension la plus douloureuse du rapport au père (il me méprise, je le déçois), ils y introjectent, au plus profond de la crypte, une idée qui va dans le sens de leurs désirs. Dans cette anti-thérapie, qui remplace le malêtre par une sérénité importée, il n'y a pas d'un côté l'analyste et de l'autre le patient, mais un rêve partagé. La mise en abîme de la psychanalyse brouille les distinctions entre normal et pathologique, entre volonté et manipulation.

La seconde mort de Mal.

 

 

Qu'y-a-t-il de plus contraire à l'éthique que de s'emparer des secrets intimes des autres, à leur insu, dans la profondeur de leur inconscient? Telle est l'activité que Cobb exerçait déjà avant le décès de sa femme. Seul Dieu, en principe, peut voir et entendre ces secrets. Cobb est une sorte de Prométhée qui procure aux humains un pouvoir jusqu'alors réservé aux puissances supérieures. Plusieurs fois dans le film, on l'accuse de vol. il faut le sanctionner, l'éloigner du monde. Dans cette tragédie quasi-grecque, il doit être puni, et le pire des châtiments, c'est que la punition frappe les êtres qu'il aime le plus, sa femme et ses enfants. Depuis que, par sa faute (pense-t-il), sa femme s'est suicidée, il vit dans un univers de rêves et de spectres. Il ne peut parler à ses enfants qu'au téléphone, il ne peut les voir que de dos, et son travail consiste à pénétrer dans les songes des autres pour y dérober les informations utiles. Transformer les pensées les plus privées en marchandises est condamnable, mais menacer la frontière immémoriale qui sépare le possible de l'impossible, c'est pire. C'est pourtant ce qu'il fait quand il fabrique des architectures de rêves, des sortes de pièges à rêveur où l'on peut pénétrer pour dérober des idées (extraction) ou en implanter (inception). Il semble que, pour neutraliser l'impossible, Cobb ait trouvé une solution, une sorte de martingale. En entrant avec ses amis dans une sédation artificielle, il peut partager ce qui se nomme dans le film un acte de foi (leap of faith). Il faut, pour pénétrer dans les rêves, y croire. Ce n'est pas donné à tout le monde, mais seulement à ceux qui prennent le risque de cet acte. Tout est incertain, imprévisible. Saito ne peut pas garantir à Cobb que, s'il réussit sa mission, il le fera revenir dans son monde (franchir les barrières du service de l'immigration). Tout ce qu'il peut lui offrir, c'est une promesse. Il le lui dit franchement : tu n'as qu'une assurance, ton acte de foi. Ni Cobb, ni aucun de ses comparses, ne peut être sûr que la mission réussira.

Ariane a compris que le problème de Cobb, c'est qu'il ne peut pas faire le deuil de sa femme. C'est une pathologie, une maladie. Au lieu de prendre ses distances avec elle, il l'a incorporée. Il n'arrête pas de la rejoindre dans les limbes, comme s'il était mort lui aussi (mélancolie). Tant qu'il restera confiné dans ses souvenirs, tant que le deuil restera impossible pour lui, le fantôme de Mal habitera ses rêves, il sera exclu du monde. L'enjeu du film, c'est la restauration du mur. Il faut qu'il reconnaisse l'impossible comme tel en arrêtant de le rendre possible. C'est ce qui arrivera à la fin grâce à l'architecte des rêves, Ariane. C'est elle qui, pour le délivrer, tue Mal. [Image ci-dessus : la seconde mort de Mal]. Ariane ne détient ce pouvoir que parce que, comme Mal, elle est amoureuse de Cobb. Son amour est suffisant pour l'innocenter. Il y a plusieurs façons d'aimer, soit par fusion (Mal), soit par identification (Ariane). Seule Ariane peut le dégager des fantasmes où il est englué.

Dans ce type de film, à la fin desquels la dette est interrompue mais pas payée, le début est la fin, et la fin le début (c'est le cas, par exemple, dans Memento du même Christopher Nolan, dans Mother de Darren Aronofsky, et aussi dans 2001, Odyssée de l'espace de Stanley Kubrick). En général, un film circulaire est fermé sur lui-même, il n'ouvre pas sur un avenir - mais celui-ci est une exception. Cobb ne paye pas la dette qu'il avait à l'égard de sa femme (circularité), et cependant quelque chose arrive qui transforme cette dette et brise le cercle. En délivrant Robert Fisher Jr du poids de la culpabilité à l'égard de son père (même si c'est pour de mauvaises raisons), Cobb a transformé sa dette pour qu'elle devienne viable. Ce qu'il a fait à l'autre, il peut se le faire à lui-même. Il aura fallu cette bonne action pour qu'il ait le courage d'avouer sa faute à sa femme.

Dans les limbes, Cobb ose enfin dire la vérité. Il avoue sa faute. Mal ne lui propose aucune réparation, elle voudrait seulement qu'ils ne se séparent pas : qu'il reste là, dans les limbes. Mais lui répond que c'est impossible. Il ne peut pas rester là, car elle n'est qu'une ombre, ce n'est pas vraiment elle. Sa femme était trop parfaite et imparfaite, trop complexe, elle est irréductible à ce spectre imaginaire qui répète des phrases stéréotypées. Elle n'existe pas. Mal ne supporte pas de l'entendre, elle tente de le tuer. C'est Ariane qui intervient alors. En tuant Mal, elle restaure l'impossible. Cobb peut aller jusqu'au bout : rendre Saito à la vie pour assurer sa propre survie. La pauvre Mal reste dans les limbes et meurt à nouveau - pour de vrai, si l'on peut dire.

Ayant réussi à se dissocier de Mal, Cobb peut enfin retrouver ses enfants (l'avenir) et les voir de face. Il est heureux, tellement heureux que la distinction entre rêve et réalité ne l'intéresse plus. A la fin, la toupie continue de tourner, ce qui laisse deviner que même en ce lieu où ses enfants paraissent bien vivants, le regardant de face, l'incertitude n'est pas détruite. Désormais Cobb, ayant pu franchir l'abîme qui sépare la culpabilité de la responsabilité, est revenu dans l'espace du monde.

Résumé (d'après Wikipedia) :

Dans un futur proche, les États-Unis ont développé ce qui est appelé le « rêve partagé », une méthode permettant d'influencer l'inconscient d'une victime pendant qu'elle rêve, donc à partir de son subconscient. Des « extracteurs » s'immiscent dans ce rêve, qu'ils ont préalablement modelé et qu'ils peuvent contrôler, afin d'y voler des informations sensibles stockées dans le subconscient de la cible. C'est dans cette nouvelle technique que se sont lancés Dominic Cobb et sa femme, Mal. Ensemble, ils ont exploré les possibilités de cette technique et l'ont améliorée, leur permettant d'emboîter les rêves les uns dans les autres, accentuant la confusion et donc diminuant la méfiance de la victime. Mais l'implication du couple dans ce projet a été telle que Mal a un jour perdu le sens de la réalité ; pensant être en train de rêver, elle s'est suicidée, croyant ainsi revenir à sa vision de la réalité. Soupçonné de son meurtre, Cobb est contraint de fuir les États-Unis et d'abandonner leurs enfants à ses beaux-parents. Il se spécialise dans l'« extraction », en particulier dans le domaine de l'espionnage industriel ; mercenaire et voleur, il est embauché par des multinationales pour obtenir des informations de leurs concurrents commerciaux.

Le film commence au cours de la tentative d'extraction d'informations de l'homme d'affaires japonais Saito. Cobb et son équipe échouent à obtenir les informations qu'ils cherchaient lorsque Saito réalise qu'il est en fait en train de rêver. Mais, Saito, impressionné, embauche Cobb pour un travail très particulier. Il souhaite conduire l'héritier d'un empire énergétique à démanteler la société de son père, Saito devenant ainsi le numéro un mondial, en implantant cette idée dans son subconscient. Appelée « inception », cette technique est réputée pour être impossible, mais Cobb accepte en échange des relations de Saito lui permettant de revenir aux États-Unis, de revoir ses enfants et d'être innocenté des charges de meurtre à son encontre.

Cobb réunit une équipe d'experts chevronnés pour réussir : outre Arthur, son associé, il embauche Eames, un faussaire spécialisé dans le vol d'identité, Yusuf, responsable de la sédation des participants au rêve, et Ariane, une talentueuse étudiante en architecture, dont le travail sera de concevoir les différents niveaux de rêve. Novice, elle est initiée par Cobb aux rêves partagés et découvre les infinies possibilités de manipulation des rêves, mais apprend par hasard les dégâts de la culpabilité que Cobb porte à propos de la mort de sa femme. Cette culpabilité prend la forme d'une projection incontrôlable de son inconscient, une Mal vindicative qui apparaît encore et encore comme une intruse dans les rêves de Cobb et qui les influence dangereusement. Cependant, la fascination du projet l'emporte sur les risques de ne pas se réveiller d'un des niveaux les plus profonds de rêve, ainsi que sur la menace que représente l'imprévisibilité de la psyché de Cobb. Pour l'aider, Arthur conseille à Ariane de se munir d'un « totem », un objet petit mais unique qui permet à son possesseur de faire la différence entre la réalité, ses propres rêves et les rêves d'un autre. Cobb possède lui-même un totem : une petite toupie qui, si elle est lancée dans un rêve, tourne indéfiniment sans jamais tomber. Ariane se munira d'une pièce de jeu d'échecs qui ne peut pas tomber en rêve.

L'équipe prévoit de mettre en œuvre le plan au cours du vol Sydney - Los Angeles, le plus long du monde. Pendant le vol, ils droguent leur cible, Robert Fisher, et Cobb, Arthur, Eames, Ariane, Yusuf et Saito le rejoignent dans son rêve. Dans le premier niveau de rêve, ils se retrouvent dans un décor urbain et pluvieux où ils enlèvent Fisher ; mais leur plan prend rapidement une tournure désastreuse lorsqu'ils réalisent que leur cible a préalablement été entraînée à lutter contre les incursions étrangères dans son subconscient. Cet entraînement prend la forme d'une équipe de sécurité privée et lourdement armée qui prend pour cible les « intrus », à savoir Cobb et son équipe ; au cours de l'attaque, Saito est gravement blessé. Ils se réfugient dans une cachette, et tentent d'amadouer Fisher grâce à la présence de son parrain, Peter Browning, interprété par Eames. Celui-ci évoque l'existence d'un second testament secret laissé par Maurice Fisher à l'intention de son fils. Cobb décide de descendre à un niveau de rêve inférieur et ils s'échappent dans une camionnette conduite par Yusuf tout en se plongeant dans ce nouveau rêve emboîté. La camionnette est prise en chasse par l'équipe de sécurité de Fisher jusqu'à un pont où, d'après le plan, une chute dans la rivière donnerait aux rêveurs la « décharge » (une sensation de chute) nécessaire pour les réveiller, si tant est qu'elle soit coordonnée avec les décharges des niveaux de rêve inférieurs.

D'après la règle qui veut que la vitesse de pensée soit potentialisée dans les niveaux de rêve les plus profonds, le temps s'y déroule donc plus lentement que dans le niveau de rêve supérieur. Ainsi, les quelques minutes de course-poursuite dans la camionnette correspondent à plusieurs heures dans les rêves inférieurs. Dans le deuxième niveau de rêve, un hall d'hôtel d'affaires, Cobb accoste Fisher en lui disant qu'il est une projection de son esprit, un allié dans la protection de son subconscient contre des forces extérieures voulant lui extraire des informations. Fisher se laisse duper et accepte de le suivre dans un troisième niveau de rêve, où il va tenter de mettre la main sur le second testament de son père et de prendre connaissance de son contenu. Alors qu'Arthur a la tâche de trouver un moyen de leur donner une décharge dans ce deuxième niveau, Cobb, Ariane, Saito, Eames et Fisher s'endorment à nouveau et se retrouvent dans le troisième niveau, une forteresse hautement sécurisée en montagne. Après avoir réussi à s'infiltrer au cœur de la place forte, les choses se compliquent lorsque Saito succombe à ses blessures et que Fisher est abattu avant d'avoir pu ouvrir le coffre-fort contenant le testament. Mais Ariane persuade Cobb de pénétrer dans un dernier niveau de rêve, le plus profond, appelé les « limbes », où se rassemblent tous ceux qui meurent dans un rêve mais qui, en raison des grosses doses de sédatifs, sont incapables de se réveiller, et sont donc condamnés à y errer pour l'éternité (le temps y étant distendu à l'infini).

Dans les limbes, Cobb retrouve une projection de Mal, qui tente de le convaincre de rester avec elle. Cobb révèle à Ariane comment il savait que l'inception était chose possible : il l'avait déjà réalisé avec sa femme. A une époque, ils avaient décidé de s'installer dans les limbes et avaient construit tout un monde là-bas. Mal avait fini par oublier que ce n'était pas la réalité, mais Cobb voulait revenir dans le monde réel. Il lui avait alors inséré l'idée qu'elle était dans un rêve, espérant ainsi la ramener dans la réalité. Mais l'idée avait tellement bien germé dans l'esprit de Mal qu'elle s'est finalement persuadée que la réalité dans laquelle elle avait émergé était simplement un niveau supérieur du rêve, et que la réalité était plus haut encore. Alors qu'Ariane saute dans le vide avec Fisher pour le réveiller dans le troisième niveau de rêve, Cobb part à la recherche de Saito, piégé lui aussi dans les limbes, sans qui il n'a aucune chance de retrouver ses enfants. Dans la forteresse, Fisher ouvre le coffre-fort où il découvre le fameux testament de son père qui le convainc de ne pas suivre ses traces et de vivre une autre vie que la sienne. L'inception réussit donc, puisque Fisher, touché par la prétendue dernière volonté de son père, accepte de démanteler l'empire commercial de son père. Cobb rencontre un Saito déjà devenu sénile et le persuade de tenir son engagement et de revenir à la réalité avec lui. Peu après, tous se réveillent dans l'avion alors que l'appareil amorce sa descente sur Los Angeles. Saito passe un appel, après quoi Cobb passe sans problème les contrôles de sécurité de l'aéroport ; il rentre donc enfin chez lui et y retrouve ses enfants. Avant de les rejoindre, Cobb lance sa toupie sur la table. Celle-ci tourne et vacille légèrement mais Cobb ne regarde pas le résultat et le film se termine avant son éventuelle chute.

 


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