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Cinéloft : en laissant se consumer l'hymen                     Cinéloft : en laissant se consumer l'hymen
Sources (*) : Le Cinéloft du Quai               Le Cinéloft du Quai
Susuke Shitima - "Pliures du Contemporain", Ed : Galgal, 2007, Page créée le 20 mars 2018

[(Cinéloft) : En laissant l'hymen se déplier, se déployer, se replier, se déchirer ou se consumer, en un mouvement inarrêtable]

   
   
   
                 
                       

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--- A l'ère du cinéma numérique, la pellicule n'est plus qu'un souvenir, et pourtant un film s'inscrit toujours à même quelque chose. Il y a bien sûr le support électronique, les rushes, les effets spéciaux, le montage, etc. Il faut à toute œuvre un subjectile, mais en outre, dans certains cas, le film se déploie à même l'hymen. Malgré son nom, l'hymen n'est ni une membrane, ni un objet, c'est un mouvement. Le film se montre dans son organisation, se déplie, et se replie sur soi-même. Dans ce geste il progresse, il avance, il se consume sans jamais disparaître. Ces mouvements ne sont pas successifs mais concomitants, indémêlables. Dans Phantom Thread, de Paul Thomas Anderson (2017), un fil caché ou invisible relie ces mouvements - c'est le titre du film, et peut-être aussi sa loi. Jacques Derrida parle de la loi de l'hymen pour nommer ce geste qui écarte la référence, relance sans cesse la production métaphorique par de nouveaux renvois. La loi de l'hymen est celle du tissu, du vêtement qui fait du corps un lieu toujours différencié, multiple. Ce qui, dans ce film, tient à la couture, tient dans La vie d'Adèle (Abdellatif Kechiche, 2013) au mouvement d'une bouche qui mange, lèche, suce, jouit, parle, enseigne ou pleure - sans jamais trouver de repos.

Tous les films où le cinéma est mis en abyme, depuis L'homme à la caméra de Vertov (1929) et au-delà, mettent en scène la loi de l'hymen.

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Propositions

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Phantom Thread (Paul Thomas Anderson, 2017) - Le fil invisible, ou la caméra comme hymen

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Dans l'"Homme à la caméra" (1929), Dziga Vertov met le leurre cinématographique en œuvre tout en le tenant à distance, le démontant et le déconstruisant

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Le film d'Abdellatif Kechiche, "La vie d'Adèle" (2013), montre une bouche-hymen qui mange, lèche, suce, jouit, parle, enseigne et pleure - sans réussir à vivre

 


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